Escales
un Mahé 36 en vadrouille

Accueil > blog > A la dérive

[blog] A la dérive

mardi 14 mai 2019

Enfin ! Avec plus d’un mois de retard, Escales est remis à l’eau, tout est -globalement- fini, y compris les travaux d’urgence, non prévus initialement. Et je peux -enfin !- commencer à envisager la suite.

Et tout d’abord, reprendre contact avec Paul, le formateur/coach qui m’a accompagné dans la sélection du bateau, pour apprendre les rudiments des manœuvres de port avec un catamaran, et sur pendilles.

C’est aujourd’hui : première sortie, attendue depuis de si longues semaines. Ca ne sera que dans l’enceinte du port, mais je quitterai ce ponton auquel Escales est attaché. Paul arrive, accompagné de de Vincent, formateur FFV comme lui, mais spécialisé catamarans. Et contre toute attente, il nous fait quitter le port, s’entraîner autour d’un pare-battage laissé dans l’eau, là où il y a de l’espace pour évoluer.

Manœuvre à un ou deux moteurs, lentement ou plus rapidement, demi-tour lent, sur place, face au vent ou dans le vent, Vincent me fait enchaîner les manœuvres, explique, corrige, et encore on recommence. La méthodologie est excellente, elle est très pro (mon ancien passé de formateur … ;-), et Vincent pédago, cool mais ferme. Le gars sait y faire, et il est bon.

Nous voilà à quelques centaines de mètres de la jetée du port, à faire des ronds dans l’eau autour d’un boudin glonflable, quand soudain … Vincent, à la barre pour me montrer l’exercice, ne sent plus la barre. Rien. Nada. Babord toute, ou tribord : rien. La barre tourne à vide.

Ouverture du capot moteur, inspection du secteur de barre : tout va bien de ce côté là. Démontage de l’accès à la barre à roue depuis le carré : le cable est sorti de sa gaine, fait une boucle d’une vingtaine de centimètres, le verdict est sans appel : la dernière chose importante qui pouvait casser vient de le faire, et c’est galère.
Le bon côté des choses, c’est qu’il vaut mieux que ça casse maintenant, et non quand je serai en pleine mer, loin de tout ; et que ça m’arrive alors que j’ai deux super marins à bord.

Retour au port à petite vitesse, en jouant des régimes moteur pour se diriger. A peine accosté, je file voir Lud’Eau Service, qui devait intervenir le lendemain matin pour une broutille. Ils acceptent de venir regarder en urgence : la réparation ne sera pas compliquée, tout juste longue, selon le délai pour obtenir la pièce. Un délai de plus. Encore un. Ca n’en finira donc jamais …


Début d’après midi, le technicien vient démonter, commence dans la cale, au niveau du secteur de barre, et ensuite l’autre extrémité, à la barre à roue. Je l’entends grommeler « Ben … ?! », le regarde, le pousse à développer. « Ben … on va quand même tester un truc » : on replace le bout du cable comme on peut, il fonce dans la cale et m’ordonne de mettre à babord toutes ! tribord toutes ! et ressort, un grand sourire aux lèvres « Bah non, l’est pas cassé le cable, juste sorti de son axe ! ».

On regarde ensemble en détail, et c’est vite clair : une vis censée assurer une butée, du jeu dans le pas de vis (conception mal faite, et sous dimensionnée, et usure), et la butée ne fonctionne plus : la gaine, libre, n’a pas tenu la pression, a lâché, et le cable a joué le fou.

Trois heures plus tard, quelques coups de perceuse et une plus grosse vis / butée plus tard, tout est rentré dans l’ordre.
Ascenseur émotionnel.

Vos commentaires

  • Le 15/05/19, Bernard et Pascale En réponse à : A la dérive

    Bravo !!
    Super, tout est enfin près pour ton périple en Méditerranée !
    Nous souhaitons vivement qu’Escales réponde à toutes tes attentes et qu’il te procure beaucoup de plaisir !
    Bien amicalement
    P et B

    répondre ︎⏎

blog | photos | depuis le début | tweets | Suivre la vie du site RSS 2.0 | made with SPIP depuis 2003