Escales
un Mahé 36 en vadrouille

Accueil > blog > Il suffit d’un rien

[blog] Il suffit d’un rien

mardi 18 août 2020

Woburn bay

Me voilà depuis deux jours à Woburn Bay, et je ne l’aime pas. Trop de mangroves, de moustiques et espèces de fourmis volantes, de monde, et de fetch.
L’onde tropicale au dessus des Antilles depuis plus de 24h n’aide pas : temps gris, hallebardes de pluie, tout cela n’aide pas à rendre joli cet endroit.

Ce matin, dans un grain, l’éolienne se déconnecte. J’ai déjà vécu ça une fois, ça veut dire que le vent vient de passer au dessus de 32kt. La baie blanchit, les vaguelettes grossissent, peut être 30 ou 40 centimètres, et ça commence à bien se sentir.

Canal 68, un « security, security » remplace les traditionnels appels de l’un à l’autre : un bateau est à la dérive. Je mets longtemps à le voir, il n’est pourtant pas loin devant moi. Une amarre, dinghy à l’eau, je file rejoindre le seul plaisancier qui essaye d’agir. Le bateau, une vedette moteur de 14m peut être, est visiblement en panne de moteurs. L’ancre pendouille, et le propriétaire, peut être octogénaire, semble dépassé

Nous sommes finalement quatre à intervenir, deux activement, ils savent ce qu’ils font, eux. Nous attachons la vedette derrière le vieux bateau de travail en bois de l’un d’eux (la coque rouge, tout à droite sur la photo). Heureusement que j’avais pris une amarre, qui a servi, je me serais sinon senti totalement inutile, je n’ai ni la connaissance théorique ni l’habitude de ce genre d’interventions.

Je n’ose pas imaginer ce que cette baie doit être lors d’une tempête (voire plus) tropicale. Là, les vents ont à peine effleuré les 40kt, mais déjà l’eau de la baie est agitée, et deux bateaux ont décroché.

Prickly Bay est peut être moins fun, mais je m’y suis plus senti en sécurité en un mois, qu’en deux jours ici. Je ne vais sans doute pas attendre longtemps avant d’y retourner.

blog | photos | depuis le début | tweets | Suivre la vie du site RSS 2.0 | made with SPIP depuis 2003